Bienvenu sur Chapitre 2, le blog d'Alain.
A peine rentrés de Zermatt nous remettons nos peaux. Cette météo dominicale s'annonce parfaite, il faut en profiter !
Nous ne voulons pas partir trop loin et optons pour un départ depuis le Col des Mosses (un tout petit après en réalité).
Nous empruntons pour un moment la piste de ski de fond. La température monte, monte...., il va faire chaud.
Puis nous commencçons à monter gentiment. Pas de doute sur l'itinéraire, c'est tracé !
Nous somme juste à côté du Lac Lioson et du Pic Chaussy.
Nous débouchons dans le vallon fermé à son extrémité par le Col du Châtillon. Renseignement pris auprès de randonneurs que nous croisons, il n'est pas tracé. La pente terminale est assez raide.
Ne voulons pas vraiment monter jusqu'au Châtillon lui-même non plus, qui présente une partie exposée, et optons pour le plan B: la selle de son arête nord. Une jolie mais courte pente y conduit.
Nous arrivons en haut, il n'y a pas de vent ! Incroyable !!!! Pour la première fois de la saison nous allons pouvoir pique-niquer au sommet, sans se presser !
Bien que le sommet du Châtillon nous empêche d'avoir une vue complète à 360°, celle-ci reste très belle. Et très intéressante avec ces pentes attirantes au-dessus du Col de la Chenau.
On voit au fond les Dents du Midi.
L'extrémité nord de l'arête nord (sic) du Châtillon.
En face de nous, de l'autre côté du vallon, les contreforts du Tarent, sommet bien connu de la région.
La descente, bien que passablement tracée, est sympatique. Pas très raide, pas très longue, mais la neige est encore assez bonne.
Les pentes du bas, orientées au nord, n'ont pas trop souffert de la chaleur. Profitons-en !
La fin s'effectuera dans la forêt pour éviter d'avoir à marcher. Un gymkana amusant, sur une neige pourrie ! Puis il sera l'heure d'un verre au Col des Mosses. Glou !
Cinq jours à Zermatt !
Il y a probablement plus de 20 ans que je n'y suis pas revenu. Quel cadre ! Quel domaine ! Dieu sait si je préfère la rando au ski de piste, mais ici il y a vraiment de quoi faire. Des dénivellés de 1500 m d'un coup, de multiples versants, soleil ou ombre, froid ou chaud, pour le matin ou l'après-midi.
Evidemment on a tendance à ne voir que lui. Le premier jour, une demie-journée en fait, est passablement voilé. Mais côté Sunegga, tout va bien.
Tout va bien, mais il fait sacrément froid ! Cagoule indispensable, Version Darth Vador !!!!
La vue classique depuis Zermatt...
Retour sur les hauteurs avec deux fameux 4000, le Cervin et le Dent Blanche.
La neige bien présente dans le village donne une petite ambiance fééerique.
Endroit historique, le train et observatoire du Gornergrat.
Forcément on le voit de partout...
Une journée de foehn, provoquant un magnifique panache sur le Cervin. Mieux vaut ne pas être pris dans la tourmente !
A l'extrême ouest du domaine, l'impression de solitude est plus forte, le coin est un peu plus sauvage, et la vue sur Cervin est assez impressionante.
Malheureusement le dernier jour. Depuis le Rote Nase nous pouvons observer notre sortie de la veille. Avec un guide nous avons en effet parcouru la classique descente du Schwarztor, entre Breithorn (Rocia Nera) et Pollux. Une page lui est réservée, car il y a évidemment beaucoup de photos !
Descente sur l'autre versant.
Depuis le Stockhorn, le panorama est évidemment exceptionnel !
Avec une météo plus tempérée, nous montons une dernière fois jusqu'au Petit Cervin, et profitons de la vue sur le reste des Alpes. On voit jusqu'au Mont Blanc, tout au fond à gauche.
A saute-mouton sur la frontière !
Un dernier regard.....
Dommage de ne pas profiter d'être à Zermatt pour s'offrir une belle sortie en rando. Seulement, là-bas on est vite en haute-montagne et sur glaciers. Je décide donc de passer par l'Alpine Center de Zermatt pour avoir un guide.
Après un bref téléphone la veille avec Yann le guide, nous décidons de laisser tomber le sommet du Breithorn que je visais dans un premier temps, et d'aller directement au Schwarztor (le Portail Noir). Il y aura moins de traces et la neige sera meilleure. Un gros réchauffement est en effet prévu.
Et bien, le moins qu'on puisse dire, c'est que les conditions furent absoluement excellentes. Coup de chance, un petit épisode de foehn la veille a laissé un peu de neige fraîche...
Nous montons avec les installations jusqu'au Petit Cervin (3817 m). Nous mettons les peaux sur le replat et partons en longeant le Breithorn.
Le Breithorn, dont le sommet occidental est le plus élevé, à 4164 m.
Un faux plat et une descente plus tard, nous arrivons en vue du Pollux, et plus loin du Castor, les Zwillinge (Jumeaux). Schwarztor est le col juste avant Pollux, à gauche.
Schwarztor, la Porte Noire, porte bien son nom, entre les rochers noirs tombant de la Roccia Neira (le sommet le plus oriental du Breithorn) et l'arête tout aussi sombre de Pollux.
L'impressionante face nord dur Breithorn !
Après une petite pause au col, nous voilà maintenant en contrebas.
Ceci n'est qu'une partie des 4000 qui sont visibles, en l'occurence ceux de Saas Fee. Combien sont visibles depuis où nous sommes ? Probablement une vingtaine... !
Face à ces magnifiques sommets, nous entamons notre descente, sur une neige vraiment bonne, même si parfois un peu soufflée.
Nos traces, celles de droite.... sous Pollux.
Heu-reux !
Vient ensuite une partie au milieu des séracs, passage de toute beauté. Et avec la quantité de neige tombée cette saison, il n'y a pas de problème de franchissement.
Magique !
Face au Mont Rose.
Et la descente continue, excellente !
Nous arrivons bientôt sur le glacier du Gorner. Mais les surprises ne sont pas terminées...
Nous découvrons un glacier aux formes généreuses...
Une petite remontée pour aller rejoindre le "canyon", un cheminement absolument unique !
Impressionnant, non
Puis nous quittons le glacier et franchissons le verrou. Il y a encore une dizaine d'années, le glacier passait cette gorge. La sortie pouvait d'alleurs être malaisée, voire nécessiter crampons ou rappel.
Puis tout devient plat, calme. Une jeune forêt est en train de s'établir
Sur cette photo prise le lendemain depuis le Stockhorn, ou Rote Nase (me rappelle plus...), on voit toute la descente, qui part de Schwarztor et part grosso modo en diagonale vers la droite. Chouette, non ?
Quelle belle journée ! Probablement la plus belle sortie cette saison ! Tous les ingrédients du succès sont réunis pour notre plus grand plaisir: ciel qui se découvre puis grand bleu, décor sublime, solitude, et neige parfaite !
C'est un coin que j'ai pas mal fréquenté depuis la Fouly, qui offre de multiples possibilités, il y a plusieurs combes que l'on peut descendre pour rejoindre le Torrent de l'A, puis la route 100m en contrebas du parking de Vichères.
Nous démarrons en prenant les installations au départ de Vichères et nous nous retrouvons sur la crête, vers la Teijère, ou la Chaux.
Arrivé sur le premier replat à la hauteur de la Tour de Bavon, on voit la trace qui conduit au Bec Rond. Mais déjà depuis là on peut faire une belle descente.
En moins d'une heure nous atteignons le Bec Rond.
Dans la prolongement de la crête, il y a le Roc de l'Oiseau, au soleil, puis la Pointe de Revedin, au fond à l'ombre. On voit la Tête de Ferret et le Petit Col Ferret, tout là-bas à droite.
Nous faisons notre première descente sur la Sasse, en suivant quelques traces déjà présentes.
Puis vers 2200m, nous nous arrêtons pour remettre les peaux et remonter la Combe de Revedin.
A partir d'ici: pas une trace, la solitude absolue. Incroyable !
Dans la Combe de Revedin. A droite dans l'ombre, la pointe du même nom.
Derrière nous, le Val d'Entremont, Mont Brulé, Mont Rogneux.
Petit Combin, Grand Combin...
Voilà d'où nous venons. Vu de plus prêt on voit les traces de descente du Bec Rond.
Quand on vous dit que le décor est magique. Côté Val Ferret, cette fois, avec le Massif du Mont-Blanc, du Dolent aux Aiguilles Dorées.
La petite cabane, perdue au milieu des champs de neige immaculés.
Et c'est le moment de la descente ! Youhou !
Sur un petit replat, avant la dernière pente au-dessus de la Tsissette.
Wilderness dans la Combe de l'A. Ce n'est pas qu'un mot, puisque l'endroit est protégé. Connu pour les cerfs à l'automne.
Nous arrivons sur le torrent, il ne reste plus qu'à se laisser glisser jusqu'à la route.
Juste... indescripitble, cette journée !
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